Étude 4. Effet de la nature des stimuli

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Les auteurs des modèles de MdT évoqués précédemment (Engle & Kane, 2004; Kane, Conway, Hambrick, & Engle, 2007) supposent que la capacité de traitement en mémoire de travail des individus détermine leur capacité individuelle de contrôle cognitif. Par transposition, lors du traitement de stimuli en situation d’écoute dichotique, des individus ayant une faible capacité en mémoire de travail possèderaient moins de ressources disponibles pour la mise en œuvre d’un contrôle cognitif efficace en comparaison avec des individus ayant une capacité en mémoire de travail plus élevée.

Les nombreuses études effectuées en situation d’écoute dichotique ont, en effet, permis d’évaluer l’impact de différents types de stimuli verbaux sur les performances d’identification et de contrôle cognitif des participants (e.g., Arcuili et al., 2010; Russell & Voyer, 2004; Westerhausen, Helland, Ofte, & Hugdahl, 2010). Selon leur niveau de difficulté ou leur contenu lexical, ces stimuli semblent être plus ou moins bien traités (e.g., Findlen & Roup, 2011; Moncrieff, 2011; Obrzut et al., 1986).

Prenant en considération le fait que les jeunes enfants présentent une capacité en mémoire de travail plus faible que celle des adultes (Gathercole, Pickering, Ambridge, & Wearing, 2004), nous avons jugé nécessaire d’évaluer une fois encore, au sein de notre protocole expérimental, l’effet de la nature des stimuli verbaux sur les performances d’identification des enfants. En contrôlant cet effet, nous souhaitons ainsi déterminer dans une quatrième étude, d’une part le rôle du traitement de ces stimuli sur l’asymétrie des réponses observées et, d’autre part, le rôle des avertisseurs sur ces mêmes réponses.