Résultats de la neuro-imagerie

Psychologue Créon › Thèse › Applications de la situation d’écoute dichotique aux pathologies neuro- développementales › Un autre exemple : le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) › Résultats de la neuro-imagerie

Une des théories les plus en vogue pour expliquer l’origine du TDAH fait référence à un syndrome hémisphérique droit (Stefanatos & Wasserstein, 2001). Une hypoactivité des régions frontales de l’hémisphère droit caractériserait ces individus lors de la réalisation de tâches comportementales (Vaidya et al., 2005). Tant chez des enfants que chez des adultes souffrant de TDAH, de nombreux chercheurs (voir Sullivan & Brake, 2003 pour une revue de littérature) ont, en effet, décrit des différences anatomiques et structurelles au niveau des régions frontales et frontostriatales de l’hémisphère droit. Un frein majeur à cette théorie réside ici encore dans l’absence d’un consensus entre les études réalisées. Si plusieurs études sont concordantes concernant l’existence d’une anomalie de l’hémisphère droit, d’autres études n’ont toutefois rapporté aucune anomalie de l’hémisphère droit ou bien encore ont décrit les mêmes anomalies dans l’hémisphère gauche (voir Seidman, Valera, & Makris, 2005).

La même inconsistance de résultats se retrouve dans les études évaluant le rôle du relais calleux dans le TDAH. Certains chercheurs ont rapporté que des régions de cette structure sont atrophiées (Baumgardner et al., 1996 ; Giedd et al., 1994 ; Hynd et al., 1991). Toutefois, des résultats contradictoires émanent de ces études quant à la localisation des anomalies repérées. Des anomalies de la structure postérieure du corps calleux sont parfois avancées (Lyoo, Noam, Lee, Kennedy, & Renshaw, 1996; Semrud-Clikerman et al., 1994) ; pour d’autres auteurs, ce sont des anomalies de la région antérieure (Baumgardner et al., 1996; Giedd et al., 1994), ou bien encore de la région postérieure et antérieure (Hynd et al., 1991). Pour d’autres chercheurs, aucune anomalie n’est même observée (Overmeyer et al., 2000). Si l’affirmation à propos de la présence d’anomies cérébrales avérées semble hasardeuse, les études complémentaires évaluant les processus et capacités affectées semblent constituer une source d’informations précieuses pour venir en aide à ces patients et fournir de nouvelles sources de compréhension du trouble.